25 avril 2020 | Ecrit en période de confinement

« J’ai tracé mon nom sur une vague,

La vague m’a emporté

J’ai écrit à la plume les ailes de la liberté,

Ta peau m’a traversé,

J’ai tracé des lignes sur du papier blanc et j’ai retrouvé l’énergie de l’instant.

Cet instant libre sans commentaire au loin dans le vent

Le vent qui emporte nos discussions comme un chant

Un Chant d’oiseaux dans l’aurore au milieu des ruines d’un village sans corps.

J’ai tracé de mes mots des pensées abstraites qui traversent mon corps

J’ai laissé le stylo se charger de me dire ce que je dois penser de cet enfermement non voulu au milieu de ce ciel sans nuages.

Pourquoi un brouillard vient toujours envahir nos pensées de corps.

J’ai tracé des lignes et je me suis perdue

J’ai regardé au-delà de la montagne

Les aigles m’indiquaient le temps de la liberté

Liberté, j’écris ton nom sur du papier buvard

Je crains de ne plus connaître les jours heureux de nos étés radieux où

La bouche, pleine de sucre se mélange au sel de l’eau.

La peur

Non, je n’ai pas peur de ce qui arrive

J’ai peur de ne plus pouvoir dire avec des mots choisis

Ce que j’exprime avec le cœur dans une vibration incessante.

J’ai peur de ne plus pouvoir embrasser le monde à pleine dents. »

Magali REVEST

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