Quelques impressions du publics 

Lors de la première le 21 octobre 2022 : 

« C’est à un spectacle transcendant et organique retraçant les étapes d’une renaissance vivante, touchante et déchirante que j’ai eu l’occasion d’assister. Un joyeux jeu de complémentarité entre musique, images et performance, qui rend cette pièce entière et complète laissant le spectateur béat de curiosité entre ressentis et apaisement. Une musique et une image qui complète la performance intensément tout en subtilité, guidant l’actrice vers l’expression de son désir intérieur, reflétant une certaine volonté d’exister telle une femme du monde qui construit son récit et timidement nous le transmet par ses moyens en construction et en devenir. Un mouvement qui permet le regard vers l’avenir, le présent continu et l’ancestrale de ce qu’on est ». Aliya Jumabekova – Musicienne

Un spectacle VIVANT fabuleux, organique, qui m’a touchée au plus profond, psychiquement. Équilibre sublime entre la création choré-graphique de et incarnée par Magali Revest, la création musicale de et performée par Raphaël Zweifel et la création vidéo de Frédérique Pasquini qui se répondent et se mêlent puissamment : corps mouvant en recherche continue, violoncelle aux multiples métamorphoses entre autres guitare électrique et images en mouvement qui poussent la dynamique à son paroxysme. MERCI ! »

 

Sylvie Garet – Médiatrice conférencière – Musée Matisse – Nice

« Danse la boucle : la danse, l’image, la musique. Dans la boucle de la boucle : la matière, le son, le mouvement, le visuel…sublimés. Une retenue qui monte en puissance. Une osmose dans un relief construit, déconstruit et retenu par un fil. Un fil qui nous retient jusqu’à nous porter dans le second. Un état où le temps n’a plus d’impact, où nos sens sont impactés. Comme une douce transe, un écho d’un lointain reconnu dans l’inconnu. L’écho d’une naissance oubliée et enfouie quelque part. Quelque part et une seule fois dans l’éternité. » Sandrine Zegers – Professeure de Musique

Conception :                     Magali REVEST et Frédéric Pasquini

Photos et vidéo :            Frédéric Pasquini

Dessin :                                Magali REVEST

Chorégraphie

et interprétation  :         Magali REVEST

Musique :                            Raphael J. Zweifel

Dates 

Le 21 octobre 2022 dans le cadre de la fête des théâtre - Nice 

Soutien du service théâtre de la ville de Nice - 2022

Projet porté par la compagnie Zootrope 


En partenariat avec l'Entre-Pont (sélectionné pour la résidence 2020)
La conciergerie Gounod | Ecriture | Juin 2019 
Résidence accompagnée 2020-2021 - L'Entre-Pont

Studio Antipodes - 2021

Résidence KLAP de Marseille - Mars 2021 

Résidence Pôle 164 - Octobre 2020

En juin 2019, un premier opus d'une proposition transversale entre photo, vidéo, danse, dessins et papier | La conciergerie Gounod Nice 


Quel est ce double « Je » qui se joue dans la performance viscérale de Magali Revest ?


Son apparition à même le sol nous parle de naissance. N’est-ce pas plutôt d’une renaissance dont il est question ? Un corps né adulte, à mi chemin entre l’enfant et la femme, se fraye un chemin à travers le livre blanc  de la vie.Le corps déchire les pages à écrire et Magali Revest, ogresse dévoreuse, traceuse de lignes et de  fulgurances, de cris muets et de colères autodestructrices nous dit qu’il n’est pas facile de grandir.
Pas facile de sortir du double «Je ». Pas facile d’être un/une artiste. Pas facile d’avaler les bribes de  sa vie qui défilent. Le spectateur voyage dans la sphère intime, découvre cet être sensible que  d’ordinaire on cache et qui apparaît sans fard, fragile et fort à la fois.
Les images de Frédéric Pasquini absorbent sa danseuse/muse et enlacent la force brute de la  danse, parfois à la limite de la transe hypnotique. Une beauté qui dérange. Une émotion qui surprend  par son intensité.


Article de Valérie Penve